Le Canada dispose d’un revenu de base inconditionnel à l’échelle nationale pour les personnes
ayant des enfants, appelé l’Allocation canadienne pour enfants (ACE). C’est bon pour les
familles et pour l’économie. Ce nouvel article publié le 19 septembre par le Centre canadien
d’analyse économique nous montre comment cela fonctionne.

Statistiques clés

C’est bon pour l’économie

  • La contribution annuelle de l’ACE à l’économie canadienne s’élève à 46 milliards de dollars, soit plus que l’économie de la Nouvelle-Écosse.
  • Les dépenses associées à l’ACE génèrent 85 G$/année en revenus et 18 G$ en profits bruts pour les entreprises.
  • L’ACE fournit l’équivalent de 453 000 emplois à temps plein, soit 2,5 % de la population active canadienne.
  • Chaque dollar investi génère 2 $ de PIB et plus de 55 cents sont récupérés sous forme de taxes sur l’activité économique.
  • Elle génère 4 $ de PIB pour chaque dollar qu’elle coûte.
  • Elle a engendré 27 G$ d’investissements privés en capital et 77 G$ de croissance des salaires depuis sa création

C’est bon pour les familles

 

  • Elle maintient 588 000 enfants et 250 000 familles au-dessus du seuil de pauvreté et augmente le revenu familial de 750 000 autres enfants à plus de 20 000 $ par année.
  • Elle a fait grossir la classe moyenne : le revenu médian des familles avec un enfant a augmenté de près de 4 000 $ par année et celui des familles avec quatre enfants, de près de 19 000 $.
  • Pour plus de la moitié des bénéficiaires dont le ménage gagne plus de 60 000 $ par année, l’ACE les aide à demeurer dans la classe moyenne.
  • Elle favorise l’accès à des aliments nutritifs et améliore la santé physique, mentale et cognitive, ce qui signifie que ces enfants réussissent mieux à l’école et dans la vie.

Le Canada a démontré un revenu de base à l’échelle nationale

  • Plus de 400 000 familles reçoivent plus de 1 000 $ par mois.
  • Plus de 225 000 familles reçoivent plus de 1 400 $ par mois.
  • 100 000 mères célibataires à faible revenu reçoivent 1 000 $ par mois
  • 1,1 million de familles reçoivent plus de 600 $ par mois
  • 67 % des familles canadiennes reçoivent de l’aide grâce à l’ACE.
  • 90 % des enfants de moins de 18 ans vivent dans des familles qui reçoivent l’ACE.
  • Le Canada a connu trois années de croissance économique depuis l’expansion des paiements de l’ACE, une faible inflation et plus de personnes au travail, le taux de chômage ayant atteint son plus bas niveau en 40 ans.

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Economic analysis of child benefit bolsters case for national basic income

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Points saillants du rapport

L’Allocation canadienne pour enfants est un revenu de base pour les familles:

On peut dire qu’elle stimule l’économie canadienne tout en aidant les familles à assumer le coût de l’éducation de leurs enfants. Cette contribution est importante en termes de PIB et d’emploi, et le programme pourrait encore avoir des retombées socio-économiques à long terme sur la population future. À court terme, on peut d’ores et déjà dire qu’il réduit la pauvreté, permettant ainsi à un plus grand nombre de familles d’atteindre la classe moyenne.

 

Le revenu de base des familles canadiennes a renforcé la classe moyenne

Les bénéficiaires de l’ACE comprennent plus de 2 millions de familles qui comptent ensemble 3,7 millions d’enfants et dont le revenu avant l’ACE est de plus de 50 000 $.

Bien que les versements diminuent à mesure que le revenu augmente, même un supplément mensuel relativement modeste peut aider les familles à établir leur budget, réduire leur stress financier et aider les parents à faire des investissements à long terme dans l’éducation, la santé et le bien-être général de leur famille. – page 26

  • En moyenne, les familles dont le revenu est supérieur à 50 000 $ reçoivent 381 $ par mois ou plus de 4 500 $ par année.
  • 39 % de tous les paiements d’ACE ont été versés à des familles dont le revenu du ménage se situait entre 50 000 $ et 150 000 $ (près de 40 % des paiements d’ACE sont donc destinés à soutenir la classe moyenne).
  • Plus de 50 % des familles qui reçoivent des prestations de l’ACE ont un revenu annuel d’au moins 60 000 $.
  • l’ACE fait augmenter de près de 4 000 $ par année le revenu médian des familles avec un enfant et de près de 19 000 $ celui des familles avec quatre enfants :

Le Canada a démontré un revenu de base à l’échelle nationale

  • 100 000 mères monoparentales reçoivent au moins 1 000 $ par mois
  • 225 740 familles reçoivent 1 400 $ ou plus par mois, ce qui représente un revenu de base plus élevé que celui qui a été versé dans le projet pilote sur le revenu de base en Ontario
  • Plus de 400 000 familles reçoivent plus de 1 000 $ par mois, ce qui représente le point de référence de nombreuses propositions de revenu de base très publicisées ;
  • Plus de 1,1 million de familles reçoivent 600 $ ou plus par mois, ce qui représente plus que les montants distribués lors des essais en Finlande et à Stockton, aux États-Unis.

 

UBIWorks pose la question : Le Canada a vu des millions de personnes recevoir un revenu de base inconditionnel pendant plusieurs années dans un climat économique qui ne cesse d'améliorer la croissance, une faible inflation et avec plus de personnes au travail, les niveaux de chômage étant au plus bas depuis 40 ans. Que peuvent nous apprendre de plus des projets pilotes sur le revenu de base qui testent quelques centaines ou quelques milliers de personnes?

277 000 familles et 588 000 enfants vivraient dans la pauvreté sans l’ACE

“En l’absence de ce programme, environ 588 000 enfants tomberaient sous le seuil de la pauvreté et 750 000 autres enfants canadiens vivraient dans des familles dont le revenu est inférieur à 20 000 $.

“L’ACE procure une plus grande sécurité financière à ces enfants et augmente leurs chances de grandir dans une famille où leurs besoins fondamentaux sont satisfaits.”

  • Pour les familles les plus vulnérables (celles dont le revenu est inférieur à 20 000 $), l’ACE double leur revenu. (Figures 3 + 4)
  • Les enfants de familles monoparentales (80 % dirigées par une femme) ayant au moins un frère ou une sœur sont les plus susceptibles d’être maintenus au-dessus du seuil de pauvreté par l’ACE (tableau 3 p. 18).
  • L’ACE aide 37 % des familles monoparentales dont le revenu se situerait sous le seuil de pauvreté à demeurer au-dessus de ce seuil, ce qui représente 131 600 familles au total. De ces familles, 105 300 (, 80 %) sont dirigées par des femmes. – page 34
  • D’après l’évaluation qualitative, les programmes de prestations pour enfants (comme l’OPE) sont un moyen efficace de réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire, d’améliorer la santé physique et mentale et d’améliorer le rendement scolaire (des études menées sur des participants au projet pilote ontarien tendent à le confirmer).

Les familles à faible revenu consacrent une plus grande part de leur revenu aux besoins fondamentaux (nourriture, logement, éducation) (Fig. 13 p. 27).

Le revenu de base du Canada est bon pour l’économie; c’est un stimulant économique

L’ACE a ajouté 139 milliards de dollars au PIB du Canada, avec une contribution annuelle (46 milliards de dollars) équivalant au PIB total de la Nouvelle-Écosse.

Sans l’ACE, l’économie canadienne serait amputée de 46 milliards de dollars chaque année.

“Les familles qui reçoivent un revenu de l’ACE contribuent à l’activité économique en dépensant ce revenu supplémentaire en fonction de leurs besoins. Ce faisant, ils augmentent la demande de certains biens et services, ce qui crée des retombées dans l’ensemble de l’économie par des effets indirects et induits.” – Page 7

“Pour chaque dollar versé aux familles canadiennes par l’entremise de l’ACE, plus de la moitié (0,55 $) est récupérée au moyen des impôts, 0,30 $ au gouvernement fédéral et 0,25 $ aux gouvernements provinciaux. – Page 8

 

“La contribution économique de l’ACE à l’économie canadienne est considérable. Au cours de l’existence du programme, la contribution de l’ACE au PIB s’élève à 2,1 % du PIB total du Canada. Chaque dollar versé aux familles canadiennes dans le cadre du programme s’est traduit par une contribution de 1,97 $ au PIB, ce qui signifie que l’activité économique générée par l’ACE est presque deux fois plus importante que les paiements de l’ACE eux-mêmes.” – Page 8

Le PIB augmente donc de 4 $ pour chaque dollar net dépensé!

Ces résultats sont tout à fait conformes à l’estimation de la Banque du Canada selon laquelle l’ACE a ajouté 0,5 point de pourcentage à la croissance économique en 2017 (Poloz 2017).

L’ACE génère des recettes fiscales qui aident à compenser le coût du programme.

“L’ACE génère des recettes publiques grâce à la taxe à la consommation sur tous les biens et services supplémentaires achetés par les bénéficiaires de l’ACE et leurs intrants, ainsi qu’à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu payé sur les revenus et salaires soutenus par l’ACE. Cela signifie que même si le gouvernement fédéral finance l’ACE, une partie de cette dépense est recouvrée.” – Page 31

“Pour chaque dollar versé aux familles canadiennes par l’entremise de l’ACE, plus de la moitié (0,55 $) est récupérée au moyen des impôts, 0,30 $ au gouvernement fédéral et 0,25 $ aux gouvernements provinciaux. – Page 8

D’autres projets pilotes axés sur le revenu de base ont permis de réaliser des économies grâce à la diminution de la criminalité et à l’amélioration de l’état de santé. Par exemple, au cours de l’expérience du revenu de base à Dauphin, au Manitoba, à la fin des années 1970, on a mesuré une diminution de 8 % du nombre de visites à l’hôpital.

Le rapport de Cancea met en lumière:

Les investissements précoces dans l’éducation et la santé des enfants peuvent avoir des effets positifs durables sur la santé, le bien-être et le potentiel de revenus, ce qui peut améliorer la productivité économique à long terme et réduire la pression future sur les services fournis par les gouvernements, comme les soins médicaux.

L’ACE soutient les revenus et les bénéfices des entreprises canadiennes

Ces résultats sont tout à fait conformes à l’estimation de la Banque du Canada selon laquelle l’ACE a ajouté 0,5 point de pourcentage à la croissance économique en 2017 (Poloz 2017).

L’ACE génère des recettes fiscales qui aident à compenser le coût du programme
“L’ACE génère des recettes publiques grâce à la taxe à la consommation sur tous les biens et services supplémentaires achetés par les bénéficiaires de l’ACE et leurs intrants, ainsi qu’à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu payé sur les revenus et salaires soutenus par l’ACE. Cela signifie que même si le gouvernement fédéral finance l’ACE, une partie de cette dépense est recouvrée.” – Page 31

D’autres projets pilotes axés sur le revenu de base ont permis de réaliser des économies grâce à la diminution de la criminalité et à l’amélioration de l’état de santé. Par exemple, au cours de l’expérience du revenu de base à Dauphin, au Manitoba, à la fin des années 1970, on a mesuré une diminution de 8 % du nombre de visites à l’hôpital.

Le rapport de Cancea met en lumière :

Les investissements précoces dans l’éducation et la santé des enfants peuvent avoir des effets positifs durables sur la santé, le bien-être et le potentiel de revenus, ce qui peut améliorer la productivité économique à long terme et réduire la pression future sur les services fournis par les gouvernements, comme les soins médicaux.

L’ACE soutient les revenus et les bénéfices des entreprises canadiennes
“Tous les secteurs de l’industrie sont soutenus dans une certaine mesure par les mesures de stimulation générées par l’ACE.” – Page 29

  • 85 milliards de dollars de revenus d’entreprises (production totale) chaque année – page 30 (3.2.2)
  • 18 milliards de dollars de profits annuels pour les entreprises canadiennes (excédent d’exploitation total)
  • Depuis 2016, l’ACE a entraîné des investissements privés de 27 milliards de dollars.
  • Depuis juin 2016, on estime à 256 milliards de dollars les nouveaux revenus des entreprises canadiennes.

L’ACE stimule les salaires et l’emploi des travailleurs canadiens

“Pour répondre à la demande accrue générée par l’ACE, certaines entreprises ont besoin de personnel et de travailleurs supplémentaires, par exemple des commis de magasin, des chauffeurs de camion et des gestionnaires de la chaîne d’approvisionnement. Les industries et les secteurs de l’économie qui profitent le plus des dépenses induites par l’ACE dépendent des habitudes de dépenses des familles bénéficiaires.”

  • L’équivalent de 453 000 d’emploi à temps plein par année est attribuable à l’ACE.
  • Un budget total de 24 G$ pour l’ACE en 2018 entraînera 85 G$ en revenus d’entreprise et 26 G$ en salaires provenant de l’embauche – plus que le coût du programme.
  • 77 milliards de dollars en salaires additionnels totaux depuis 2016
  • Il y a un emploi à temps plein supplémentaire au Canada chaque année pour chaque tranche de 8 bénéficiaires de l’ACE – Page 34

Les gens savent comment investir judicieusement leur revenu de base

  • “Les auteurs trouvent également des preuves que les familles qui reçoivent des prestations pour enfants plus élevées ont augmenté leurs dépenses en biens qui améliorent la santé et réduisent leurs dépenses en biens “à risque” comme le tabac et l’alcool, ce qui contribue probablement aux résultats positifs pour la santé.” (Hoynes, Miller et Simon 2012)
  • Bolsa Familia : ” il existe également des preuves que les transferts modifient les schémas de dépenses, augmentant la part des familles dans les dépenses de première nécessité, à savoir la nourriture, l’éducation et les vêtements pour enfants (Soares, Ribas et Osorio 2010). Ces résultats appuient l’idée qu’un programme fédéral à grande échelle comme l’ACE peut avoir des effets socio-économiques de grande envergure, notamment en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités.”

“Au Canada, selon les enquêtes de 2011 du Bureau de la consommation sur les habitudes de dépenses, les familles à faible revenu consacrent la majeure partie de leur revenu aux produits de première nécessité, à savoir la nourriture, le logement et les vêtements. De plus, l’enquête montre que les habitudes de dépenses diffèrent entre les familles monoparentales et biparentales. Les familles biparentales déclarent des dépenses plus élevées pour le matériel informatique et les services Internet, et comme elles sont plus susceptibles d’être propriétaires d’une maison et d’avoir un prêt hypothécaire, elles déclarent aussi dépenser davantage pour les services financiers. Les familles monoparentales sont en moyenne moins susceptibles d’avoir des biens durables que les familles à double revenu et déclarent donc des dépenses plus élevées pour des services comme la buanderie et le transport en taxi.” – Page 28

Les Canadiens profiteront des avantages économiques et sociaux de l’ACE pendant des années à venir.

“Un revenu garanti pour les familles avec enfants peut aussi avoir d’importants effets à long terme sur la santé de la population, la réussite scolaire et le potentiel de revenu. Des études connexes ont toujours démontré que les allocations pour enfants améliorent la santé physique et mentale et favorisent le développement sain des enfants de familles qui les perçoivent. Ces effets positifs sont amplifiés si les familles reçoivent des allocations plus tôt dans la vie de leurs enfants. Bon nombre d’entre eux constatent également que les allocations pour enfants améliorent leur niveau de scolarité. À long terme, l’ACE peut donc contribuer à la croissance économique en réduisant les coûts des soins de santé et en augmentant la productivité de la main-d’œuvre, et favoriser une population en meilleure santé et plus susceptible de monter dans l’échelle sociale.”

“La recherche a démontré que les allocations pour enfants comme l’ACE sont des moyens efficaces de réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire, d’améliorer la santé physique et mentale des enfants des ménages à faible revenu et d’améliorer les résultats cognitifs et le rendement scolaire”.

“Cela indique des avantages économiques potentiels à long terme pour l’ACE, notamment en termes d’augmentation du potentiel de gains futurs et de réduction des coûts des soins de santé.”

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Revenu de base

au Canada

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Partagez cette page des points saillants si vous voulez voir un revenu de base au Canada! Nous devons partager les conclusions selon lesquelles un revenu de base est bon pour l’économie, de sorte que dans les années à venir, nous parlerons de #revenudebase avec les données véridiques!

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Pourquoi devrions-nous avoir un revenu de base complet au Canada

Le revenu de base des familles canadiennes a eu un impact considérable sur la réduction de la pauvreté infantile, regardez ci-dessous et remarquez le changement dans le nombre d’enfants vers la droite du graphique à cause de l’ACE. 588,000 enfants sont maintenant maintenus au-dessus du seuil de pauvreté grâce à l’ACE.

 1,4 million d’enfants vivent encore dans la pauvreté (mesure du panier de consommation) au Canada même avec l’Allocation canadienne pour enfants en place, c’est le bleu moyen dans le graphique ci-dessous.

 Un revenu de base complet pour chaque adulte au Canada éliminerait la pauvreté et stimulerait l’économie. C’est un programme qui assure la prospérité pour tous.



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